Anthony Taitusi

Fils de Siliako Taitusi et Catherine Cordier, il perd sa mère très jeune. Anthony rentre au FENUA chez sa famille à Wallis, sans argent, ni diplôme mais avec un seul rêve : celui de tenir un jour dans ses mains une caméra. Sa famille paternelle l’entoure et après le BAC sa tante l’envoie à PARIS présenter le prestigieux concours de l’EICAR (ECOLE INTERNATIONALE DE CREATION AUDIOVISUELLE et de REALISATION) à la plaine saint-denis où il est aussitôt admis. Ainsi il s’aventure dans le 7ème art en tant qu’élève réalisateur en école de cinéma à PARIS, à 22 ans Il représente Wallis et Futuna pour la premiere fois au FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM INSULAIRE DE GROIX avec un documentaire d’1h10mn titré « Pacifique Intramuros » juste avant l’avant première de « L.ORDRE et la MORALE » de Mathieu Kassovitz. Ses travaux sont aussi suivis par le dispositif associatif du SIAPO FRANCE.

Le jeune homme n’a pas froid aux yeux, il se lance cette année sur le tournage de « Uvea mo Futuna ou des royaumes et des hommes sous la République« , un projet ambitieux qui nécessitera un déplacement sur les îles.

« Ce qui est intéressant c’est qu’Anthony de « sang froid » garde un oeil critique mais réaliste et constructif de la société dans laquelle nous vivons, il s’en libère à chacune de ses réalisations. C’est ce ressenti souvent très fugitif de l’élève qui s’immortalise à travers  l’objectif puis sur l’écran. Mais c’est ce qui fait certainement l’authenticité de sa démarche. Son passé, son histoire y sont également pour quelquechose. Ce sont ces « mondes » apprivoisés au fil du temps, qu’il brasse ou qu’il embrasse d’un regard  d’observateur invétéré et consciencieux dont il en détache toute l’écorce et la racine : l’Origine de chaque mise en scène dans son originalité . C’est d’ailleurs sans doute ce qui fait tout l’întérêt de sa petite filmographie où chaque sujet, chaque plan est pesé… avec ce rapport  incessant mais cetain d’appartenir à l’univers  insulaire mais insolite de son imaginaire  tout comme à ses attaches au grand continent tels les états d’âmes d’un enfant qui joue mais pris sur le vif ». RK