Fany Edwin

FANY EDWIN est de nature discrète (native d’une maman de Poindimié -Nouvelle-Calédonie-  et d’un papa originaire des îles BANKS – Vanuatu)  s’affirme depuis quelques années en tant qu’ artiste plasticienne kanak ni-vanuataise de la nouvelle vague. La qualité de ses travaux ne passe pas inaperçue, elle soutient  en premier lieu une thèse de doctorat,  craignant au départ que le milieu des expos ne la fasse diverger de son objectif : Obtenir son diplôme et se destiner à l’enseignement de la discipline dans le Pacifique.   Au moment où l’art s’installe davantage dans l’universalité et la diversité, Fany fonde ses recherches sur la déconstruction ou la reconstruction d’une identité en prenant pour repère l’empreinte digitale de son orteil pour la réalisation en plusieurs pièces de ses travaux. Doctorante en recherches arts plastiques à la sorbonne PARIS I PANTHEON, Fany trace un parcours atypique entre ses études et ses expos où elle est repérée au dernier festival des arts mélanésiens en Nouvelle-Calédonie et la lumineuse exposition « outre-terres » au festival du cinéma des pays du Pacifique-sud à Rochefort accompagnée de deux autres jeunes artistes de l’Océanie francophone : Maleselo Taugamoa du royaume de Sigave à Futuna et Laiza Pautehea des îles Marquises.

Challenge tenu, pari gagné : Fany dès à présent  s’envole pour la Nouvelle-Calédonie après avoir exposé à l’expo « MANUIA » à la DELEGATION DE LA POLYNESIE,  au « FESTIVAL DES ARTS MELANESIENS 2010 », à la MAISON  AIME CESAIRE, au FESIVAL DU CINEMA DE ROCHEFORT et au CONSEIL REGIONAL ILE DE FRANCE, elle sera présente pour l’exposition annuelle  KO i’NEVA du CENTRE CULTUREL JEAN.MARIE TJIBAOU et nous reviendra à PARIS en septembre pour LE FESTIVAL ECHO.DE.L.OCEANIE…. Fortement soutenue par sa famille et son petit ami KEVIN, c’ est l’une des toutes premières jeunes artistes à intégrer le SIAPO PARIS (2009). Ce qui lui aura permis un apport en expo sur le terrain mais également l’expérience du milieu artistique, des relations et le contact avec le public. Merci de cette belle et riche collaboration Fany, bon vent à toi et bonnes voiles !!!

« L’empreinte demeure le sujet central de mon oeuvre soulevant la problématique de l’identité.
Le caractère unique d’une empreinte digitale en fait un outil biométrique très utilisé pour l’identification des individus. Ici, il s’agit de mon empreinte de pied. Douze toiles de 30 x 30 cm plus ou moins imbriquées, parfois dispersées, éclatées… un puzzle qui amène à s’interroger sur une construction ou une dé-construction de l’identité. Des couleurs terre sienne, terre brûlé, ocre, rouge, couleurs correspondant à la terre, notre terre, ma terre, que j’essaie de retrouver lorsque je peins en métropole.
Métis, je reprends les gestes, les motifs kanak et vanuatais pour les insérer dans mes lignes d’empreinte. » – Fany

« Fany est un exemple pour nous tous et pour une jeune fille du Pays, s’accrocher en même temps à ses études et à la fois en expo sur le terrain, cela n’était pas évident pour elle, … je pense qu’elle est aussi passée par des moments difficiles mais elle a toujours su tenir la rigueur et le rythme, présente au bon moment là où il faut mais toujours avec un travail bien fourni et cette sensibilité bien à elle. C’est beaucoup pour une fille de son âge (25 ans) dont on entend parler un peu partout aujourd’hui dans le milieu avant même d’atteindre son objectif premier : réussir la soutenance de sa thèse » …. RK pour SIAPO

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