MICHELINE NEPORON

MICHELINE NEPORONPAULA BOI, DENISE TIAVOUANE et YVETTE BOUQUET sont les principales grandes figures de l’ART KANAK CONTEMPORAIN. Femmes kanakes avant tout mais vraisemblablement marquées d’une simplicité et d’une humilité étonnante. Ce sont les « grandes soeurs » dit-on dans le SIAPO avec chacune son parcours, une vie parfois inconfortable d’artiste, de maman ou de femme océanienne tout simplement. 

Nous en profitons pour leur rendre ici hommage d’avoir su dire et faire les choses autrement que d’habitude. Voilà de remarquables symboles encore vivants de la transmission du patrimoine immatériel inter-générationnel qui laisseront derrière elles des traces, des mémoires mais aussi des moments partagés de leurs temps et leurs visions du Monde.

Née à la tribu d’Unia, à Yaté, Micheline Néporon considère que l’art est un moyen d’émancipation pour les femmes kanak. Après une première exposition en 1985 à Nouméa, elle participe en 1990 à l’exposition « Ko I Névâ » à Nouméa, et ensuite au « Musée en Herbe » à la Halle Saint-Pierre, à Paris. Elle décide ensuite de se perfectionner à l’Ecole des Beaux arts de Bordeaux, puis de Marseille. Depuis, elle a participé à diverses expositions en France, au Mali, en Australie, aux îles Cook et au Vanuatu ainsi qu’aux 1ère, 2e et 3e Biennales d’art contemporain de Nouméa et à la 2e Triennale d’art contemporain Asie-Pacifique de Brisbane.

Souvenons-nous il y a tout juste un an, l’artiste des îles Torrès DENNIS NONA exposait à Rochefort. Cette année, le centre culturel JEAN-MARIE TJIBAOU et l’ADCK se mettent en collaboration avec le MUSEE D’ART et D’HISTOIRE DE ROCHEFORT pour inviter cette année MICHELINE NEPORON à une résidence dans la petite cité portuaire de l’Atlantique.

Mettre à l’honneur une artiste locale dont les créations très particulières représentent des scènes de la vie courante avec à la fois de la naïveté et de la tendresse, tel est l’option retenue par la Poste de Nouvelle-Calédonie. Le choix s’est porté sur une œuvre de Micheline Neporon, 55 ans, dont l’apport à l’art kanak est patent. Cette femme qui ne s’est mise au dessin qu’à l’âge de vingt ans a manifesté d’entrée un style très personnel, révélateur d’un vrai talent.

Après une première exposition à Nouméa en 1985, elle a participé à la présentation Ko T Neva toujours à Nouméa avant que son œuvre ne soit exposée au musée en herbe à la Halle Saint-Pierre de Paris.
En 1990 et 1991, elle a choisi de perfectionner sa technique en suivant des cours aux Beaux-Arts de Bordeaux et de Marseille tout en entretenant son dynamisme créatif. Elle a été mise en valeur à plusieurs reprises par l’Association pour la défense et l’illustration des arts d’Afrique et d’Océanie et chacun s’accorde à l’intérêt de la faire mieux connaître en métropole. C’est un vertical 52 x 31 en quadrichromie qui est émis. Il est d’une valeur faciale de 110 F. Cette peinture porte le titre « Femmes et enfants » et date de 2004.

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